Bonjour,

Aujourd’hui, je reviens avec un article plus personnel. Je souhaite revenir sur mon rapport à l’écriture puisque c’est ma façon de bloguer. Je vous préviens que cet article est long donc prévoyez de quoi vous ravitailler à côté de vous.

Je suis une passionnée d’écriture depuis que je sais écrire (soit depuis mes 7 ans à peu près). J’ai écrit mon premier livre à l’âge de 7 ans donc. C’était l’histoire d’une caissière de supermarché qui se faisait assassiner sur son lieu de travail. Personne ne m’a jamais prise au sérieux dans ma famille, je devais me trouver un « vrai » métier. Internet n’existait pas il y a 23 ans et personne ne pouvait imaginer qu’un ordinateur permettrait un jour d’avoir une telle visibilité sans bouger de son canapé. Il en est de même pour les écrivains qui ont maintenant la possibilité de passer par l’auto-édition pour se faire publier.

Pourquoi tombez-vous amoureux d’un tel ou d’une telle ? Et bien moi c’est pareil avec ma passion. Je ne sais pas pourquoi et quand je n’écris pas, je suis désœuvrée et ça me manque énormément. J’ai même choisi mon métier de secrétaire médicale en partie parce que l’une de mes fonctions est de taper des comptes rendus. Bon, évidement, il n’y a pas de créativité dans cette action mais rien que le fait de taper sur un clavier me plait.

Comme je l’ai déjà marqué sur ma présentation, je suis quelqu’un d’assez créative c’est-à-dire que j’aime bien réaliser les idées qui me trottent dans la tête. En général, quand je suis en période d’écriture, je me couche le soir, je rêve et je me réveille le matin avec une nouvelle idée ou un chapitre qui s’articule presque parfaitement avec mon brouillon de livre. Pour mon brouillon, je préfère l’écrire à la main pour ne rien perdre si j’oublie d’enregistrer sur Word ou tout simplement lorsque j’efface ce que je suis en train de taper et que j’écris quelque chose de moins bien après, je ne peux plus le retrouver par la suite puisqu’il est effacé. Avec ma méthode, il me suffit de retrouver la feuille dont j’ai besoin et de continuer à écrire.

Quelles sont les conditions pour être publiés ?

Bien entendu, au-delà de l’histoire, le style doit être le plus parfait possible, sans faute de grammaire, d’orthographe, sans mauvaise tournure ni répétitions, etc. Bref, il DOIT être écrit dans un excellent français. Une fois que plusieurs relectures à haute voix (c’est plus facile pour repérer les tournures de phrases qui ne vont pas) ont été faites, il faut penser à relier le manuscrit (étant donné le nombre de manuscrits que l’éditeur ou la personne chargée de lire le manuscrit reçoit) sinon le livre risque fort d’être découpé en plusieurs parties et égaré en plusieurs endroits du bureau ou il échoue. Le lecteur ne va pas lire un manuscrit comme quelqu’un qui achète un livre publié dans une librairie. Il l’ouvre à une page, en lit deux lignes ou de très courts extraits, toujours de deux lignes, et le classe dans une pile qui va être jetée ou pas suivant si ce qu’il lit correspond à la ligne éditoriale de la maison à laquelle il appartient. D’où l’extrême importance de bien cibler les ME (maisons d’éditions dans le jargon) pour envoyer son manuscrit. Ce n’est pas une bonne idée d’envoyer une histoire sentimentale à une maison qui ne publie que de la poésie par exemple. Sauf si c’est une histoire sentimentale sous forme de poème et encore même pas sûr que l’histoire d’amour leur plaise si la maison est spécialisée sur les histoires historiques.

Mais alors où trouver ces renseignements ?

Sur Internet, en feuilletant des livres en librairie, en regardant les lignes éditoriales des ME qui vous auront tapées dans l’œil. Une seule erreur et votre manuscrit ira dans la pile de la poubelle. Il faut savoir aussi que certaines petites ME ne peuvent pas publier plus de 10 livres par an à cause d’un budget trop serré. Les grandes ME peuvent se le permettre évidement plus facilement mais toujours si cette f…. ligne éditoriale convient à votre histoire. Il y a aussi des groupes Facebook dédiés à l’écriture et à la publication qui peuvent aider à savoir aussi puisqu’ils sont composés essentiellement de passionnés ou de personnes qui ont déjà une certaine expérience et qui peuvent apporter des informations fiables. Et on peut créer des liens au sein de cette communauté ce qui ne mange pas de pain, n’est-ce pas ?

Quelles sont les solutions alternatives ?

J’ai déjà mentionné l’auto-édition. Le concept est expliqué dans le mot. Par contre, ça se passe uniquement sur Internet via des sites spécialisés. Il suffit de faire une recherche sur votre moteur de recherche préféré ou un autre aussi (pour élargir un peu son horizon) et le tour est joué. Il y a un grand choix, avec des critères de publications spécifiques. Du coup, se renseigner avant comme pour les ME. Pour ma part, je connais Amazon (le site marchand que presque tout le monde connait).

Il y a aussi la possibilité de créer son site Internet pour les personnes qui ont quelques connaissances en informatique mais il faut aussi faire connaître son site pour avoir une chance d’être lu. Et donc trouver le moyen de faire circuler l’information sur le Web et donc de faire de la pub qui soit la plus ciblée possible pour attirer le plus de lecteurs qui seraient potentiellement intéressés par votre travail.

Les maisons d’éditions alternatives publient des formats papiers et numériques. Je connais de loin Edilivre qui a l’air plutôt pas mal. Pareil, une recherche sur Monsieur Gogole et vous en aurez plein. A savoir qu’il y aura une relecture donc il faut se méfier aussi ; ça reste quand même des ME. Je ne sais pas si leurs critères de sélection sont plus souples que les ME traditionnelles. En tout cas, il faut toujours un manuscrit sans faute de français (j’englobe tout dans ce terme) parce que votre manuscrit ne doit pas en avoir pour être lu.

Le site Wattpad permet de mettre son histoire en ligne et ainsi d’être lu et d’acquérir une grande visibilité auprès des lecteurs plus facilement. C’est un réseau social pour les écrivains qui désirent être lu plus facilement que par les moyens traditionnels. Pour accéder au site, il suffit de choisir un pseudonyme et de s’inscrire ; c’est gratuit. Je n’y ai vu, pour la plupart, que des adolescents ou des jeunes adultes qui diffusent mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a que cette tranche d’âge qui est représentée. Il y a là aussi, un large éventail de possibilités quant au style et au genre littéraire. Il est possible de choisir son genre littéraire, il ne se sélectionne pas automatiquement. Ensuite, vous avez la possibilité de diffuser votre histoire entière s’il s’agit d’une nouvelle ou par chapitre pour un roman ou autre. Le site enregistre vos préférences de lecture et vous propose des sélections de livres personnalisés par la suite. Il est possible de « liker » et de « commenter » exactement comme sur Facebook ou autre ce qui permet d’avoir des retours sur votre travail et éventuellement, de savoir comment l’améliorer. Par contre, je ne pense pas (je ne me souviens plus en fait) qu’il soit possible de partager l’histoire. Honnêtement, je ne pense pas (par rapport à la propriété intellectuelle) mais c’est quand même à vérifier avant de mettre en ligne, on ne sait jamais.

Comment trouver son style et l’améliorer ?

Alors là, il n’y a pas de secret ou de recette toute faite. Il faut écrire régulièrement, se relire, se remettre en question, faire participer son entourage, etc. Il n’y a que BEAUCOUP de travail qui vous permettra de progresser, comme dans tous les domaines d’ailleurs. L’écriture est artisanale certes mais elle a des règles qu’il faut respecter. On n’écrit pas pareil quand on fait de la poésie (genre littéraire par excellence) que lorsque l’on produit une nouvelle. Une nouvelle peut s’écrire d’une façon plus libre, plus fluide que la poésie qui est empreinte de codes quant au nombre de syllabes, de lignes, etc. A force de vous entrainer, votre style viendra naturellement. En revanche, il vaut mieux que votre style vous ressemble, c’est mieux. N’allez pas faire des phrases de dix lignes si vous n’êtes pas un grand bavard. Et inversement. Sachez néanmoins que dans l’optique d’une publication, il est préférable d’employer un style concis sujet, verbe, complément. C’est le plus facile à lire et ça passe mieux auprès des employés qui lisent les livres. La raison est expliquée plus haut.

Ensuite, il existe sur Internet des cours d’écriture pour passionnés ou pour tous ceux qui souhaitent évoluer dans leur façon d’écrire ou compléter leur apprentissage. Ils vont du niveau débutant au niveau expert. Un petit tour sur notre très cher Mr Gogole et le tour est joué. Vous y trouverez tout un panel de formules et il vous suffira de trouver celle qui vous convient le mieux. Renseignez-vous aussi sur la façon de « penser l’écriture » de la personne qui tient le site pour savoir comment vous allez devoir travailler et ce qu’elle pourra vous apprendre . Par contre, la plupart des sites sont administrés par des personnes qui en ont fait leur gagne pain, en partie ou entièrement. Ces sites sont donc payants mais les tarifs sont très variables d’un site à l’autre ; il y en a donc pour tous les budgets. Il en existe aussi des gratuits. Au niveau mondial, il y en a dans toutes les langues mais principalement en anglais puisque c’est la langue internationale. Comme pour les sites francophones, il y en a des payants et des gratuits. A voir en fonction de ce que vous recherchez. Écrire en anglais peut intéresser certaines personnes qui souhaitent se faire publier à l’international ou faire un livre en anglais. En sachant que de toute façon, les livres français sont traduits par des professionnels qui sont payés pour faire ce travail. Mais on est jamais mieux servi que par soi-même n’est-ce pas ? C’est donc à vous de décider ce que vous préférez. En sachant que si vous écrivez en anglais, il vous sera certainement plus difficile de vous faire publier en France.

Agent littéraire ou pas ?

Cette pratique nous vient des pays anglophones où elle est très courante. En France, elle est encore peu développée. Un agent est chargé de tout ce qui est commercial. Il lit d’abord le livre, l’accepte ou pas, et assure la promotion et la diffusion auprès des ME avec lesquelles il travaille et aussi auprès du public. Si le livre rencontre du succès au niveau national, il peut être amené à être diffusé internationalement. Pour avoir un exemple, le film sur l’auteur d’Harry Potter (Mme Rowling) décrit très bien le rôle d’un agent ainsi que son travail. Je vous conseille de le voir et en plus, vous passerez un bon moment. Il ne s’adresse pas seulement aux fans du super sorcier même si je suis moi-même une fan des films qui ont été tirés de cette série de tomes.

Quelques soient vos choix, sachez que c’est VOTRE livre et que vous restez libres de faire ce que vous voulez de ce que vous écrivez. Enfin, si vous signez un contrat, peut-être plus mais vous êtes libres de refuser de signer le contrat qui vous est proposé. En parlant du contrat, aucun véritable éditeur ne vous demandera de l’argent à la signature du contrat. C’est lui qui est sensé vous en donner si le livre l’intéresse. Ceux qui vous demandent de payer sont des arnaqueurs et il ne faut pas signer ces contrats même s’ils sont souvent très alléchants.

Voilà, je pense avoir fait le tour de ce que je voulais dire (ou écrire dans mon cas) et il ne me reste plus qu’à vous dire que le chemin d’un écrivain est semé d’embûches mais qu’il vaut vraiment le coup d’être vécu si c’est ce que vous souhaitez pour vous. Ne vous découragez pas, les ME ne sont jamais tendres lorsqu’elles refusent un manuscrit et ça ne doit pas vous empêcher de continuer à faire ce que vous aimez le plus. Sachez aussi que très peu d’écrivains vivent réellement de leur plume et qu’il vaut mieux avoir un autre travail par sécurité.

Bon courage et bonne écriture ! A bientôt

Chloé

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